28.2.09

des tofs


Au parc...












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14.2.09

lien vidéos récentes et légende du quetzal

Suite au reformatage de notre ordi on n'a plus les programmes de montage vidéo. En attendant de les récupérer voici le lien vers des vidéos de Quetzalli:
http://www.dailymotion.com/relevance/search/quetzallilea



La légende du quetzal
Cette histoire nous conte la vie de Kuk, le fils des dieux converti en quetzal, l’oiseau au magnifique plumage des forêts mayas.
Le silence régnait à cette époque, aucun être ne peuplait encore le monde, quand les dieux et les enfants des dieux se réunirent pour créer l’univers. Après avoir discuté les modalités de la création, ils commencèrent par retirer les eaux et firent apparaître la surface de la Terre. Puis ils formèrent les vallées, les côtes et les montagnes. Ils créèrent les lions, les tigres, les petits oiseaux multicolores et les vipères de tous types pour qu’ils habitent les lieux.
Les dieux étaient forts contents de leur œuvre, mais le petit Kuk, celui au visage de brume et à la chevelure noire, émit le souhait de descendre partager la vie des créatures, et ainsi supplia-t-il Cabagil, Cœur du ciel :
- Pourquoi ne puis-je pas descendre jouer avec les bêtes et les oiseaux que nous avons nous-mêmes créés ?

Cabagil, très étonné, se rendit directement auprès du principal conseil des dieux où siégeaient Gukumatz, le Puissant du ciel, Tzakol, le Bâtisseur, Bitol, le Formateur, Tepeu, le Dominateur, Alom, le Procréateur et Cajolom, le Générateur. Les dieux refusèrent immédiatement la supplique du petit Kuk.

Cependant, Ixpiyacoc et Ixcumané, grands-parents de Chirakán, le Soleil, accédèrent à sa demande, laissant les dieux sans voix. Kuk descendit alors sur la Terre, couvert de pierres précieuses mais sans aucun vêtement. De toutes les créatures qui peuplaient la Terre, il était sans le moindre doute l’une des plus belles. La douceur de sa peau contrastait avec les buissons broussailleux. En le voyant passer, les oiseaux, les fauves et les lacs eux-mêmes demeuraient abasourdis par tant de beauté. La nuit, le jeune dieu se baignait dans les courants des eaux cristallines. Les bêtes féroces, qui l’adoraient, lui apportaient des pierres précieuses que Kuk collait sur sa peau. Le scintillement des émeraudes, des jades et des chalchihuites, mêlé à l’éclat des eaux sur la peau de Kuk, constituait un spectacle exquis.

Kuk se sentait heureux de vivre avec les oiseaux, les reptiles et les bêtes sauvages, qui à leur tour l’admiraient et le chérissaient. Le temps passait, l’orgueil et le narcissisme commençaient à s’emparer de Kuk, qui maintenant ne passait plus de longues heures à jouer et à jouir des instants passés avec les animaux, mais à s’admirer dans les eaux des ruisseaux et sur toutes les surfaces réfléchissantes.

Face à cela, les dieux se réunirent en urgence. Ils conclurent que Kuk devait revenir au manteau vert, le palais du ciel, appelé Gug, et qu’ils devaient créer d’autres êtres pour peupler la Terre. Ceux-ci seraient fabriqués par le dieu qui manipule le maïs et le bois. Kuk était réellement furieux ; il refusait que qui que se soit d’autre peuple la Terre. Il pensait que ces malheureux êtres de bois ne seraient pas suffisamment intelligents pour se prosterner devant son inégalable beauté. Ainsi, le jeune prétentieux révéla son opposition aux dieux, bien que ces derniers l’aient prévenu que Xecoteoguah lui arracherait les yeux, que Camalotz lui couperait la tête, que Tucumbalam lui broierait les os et lui romprait les nerfs et que finalement Cotzbalam le dévorerait. Kuk n’eut pas peur. Ce qui rendit les dieux, regroupés dans le Gug, encore plus furieux. Finalement ils convinrent d’envoyer sur la Terre les vénérables Ixpiyacoc et Ixcumané comme émissaires.

Une fois les anciens descendus sur la Terre, Kuk, dans un acte de rébellion courut se cacher. Mais Tucumbalam le vit depuis le ciel et l’amena aux grands-parents. Les suppliques de Ixpiyacoc et les larmes de Ixcumané n’eurent aucun effet sur le jeune homme plein de suffisance. Les dieux décidèrent alors de lui infliger un châtiment exemplaire.

Le jour suivant, les animaux s’étaient réunis, surpris de voir une nouvelle espèce d’oiseau. C’était un oiseau au magnifique plumage couleur d’opale, aux ailes allongées, à la queue constituée de longues plumes et dont la tête était couronnée d’un flamboyant panache vert, et qui avec élégance s’était lascivement affalé sur les branches d’un arbre. En voyant le regard expressif de l’oiseau, les fauves et les animaux surent qui il était : c’était Kuk, le fils des dieux ! Il avait été transformé afin d’embellir les bois des montagnes du Mexique et de l’Amérique Centrale.