31.12.08

C'est la fête...

Au Mexique, pour l'anniversaire on chante las mañanitas, une chanson aux paroles plus développées que notre "joyeux anniversaire". Ecoutez ce petit extrait!




Et puis un anniversaire sans piñata au Mexique ne serait pas une fête d'anniversaire... et Quetzalli, pour sa première a eu le coup de main...


Piñata
envoyé par stefripoche


Une vidéo de fêtes... et de vacances, un peu plus longue que les 2 précédentes. Profitez bien de ces 6 minutes avec Quetzalli !


Kdos
envoyé par stefripoche


22.12.08

un an et cinq dents et demie






du givre

Du givre sur les épaules a gagné le prix Vivre Livre des lecteurs de Val d'Isère...

Un prix pour une triple première: premier roman de Lorenzo Mediano, premier roman des éditions La ramonda et premier roman traduit par Hélène...

Découvrez La ramonda à travers un article du site culturel Plan-neuf.

23.11.08

11 mois...

... j'assume ma féminité!

Au Mexique on reconnaît une petite fille à ses oreilles percées dès la naissance, à ses robes et habits roses.
Comme j'en ai marre qu'on me prenne pour un garçon, des fois je mets des robes.
















































12.11.08

Nouvelle vidéo

Jaidixmois
Vidéo envoyée par stefripoche

Carte Mexicaine n°1, Plan9, octobre 2008

Détail d’une des peintures murales du palais du gouvernement de la ville d’Aguascalientes

Contre addiction

¡ Viva la Virgen de Guadalupe ! ¡ Viva Fernando VII ! ¡ Abajo el mal gobierno ! (1)

El grito ! Le cri. Celui qui le 16 septembre 1810 marqua le début des 11 années de la guerre d’indépendance. Le cri lancé par un prêtre créole,Miguel Hidalgo et réitéré chaque année dans tout le Mexique. Nés en Nouvelle Espagne, les créoles étaient cantonnés à la figuration dans la mise en scène d’une société où les Espagnols avaient les beaux rôles. Comme une anti-Malinche,une présence féminine hante l’histoire de l’indépendance : Josefa Ortiz de Dominguez, la Corregidora. Créole elle aussi, elle se lie d’amitié avec Miguel Hidalgo, aux cours de réunions secrètes et littéraires. On y lit Rousseau, Voltaire et on s’y abreuve des Lumières françaises que tente d’éteindre l’Inquisition. La révolution française est encore fraîche, l’Indépendance des Etats-Unis aussi. L’Espagne est affaiblie et occupée par les troupes de Napoléon.
L’époque est propice à la révolte. Josefa convainc son mari, pourtant représentant du Roi d’Espagne à Querétaro, d’abriter des réunions dont la tournure est de plus en plus politique. Les insurgentes entassent des armes et prévoient de déclencher la révolte contre le mauvais gouvernement le 1er octobre. Mais le 13 septembre ils sont dénoncés par un espion loyaliste. Le mari de Josefa, le corregidor, reçoit ordre de démanteler le mouvement indépendantiste. Il fait enfermer sa femme dans sa chambre mais elle parvient à prévenir Hidalgo. Trois jours plus tard, à l’aube, le père de l’Indépendance pousse son cri de Dolores.
Josefa est jugée coupable et incarcérée au monastère de Santa Clara avant d’être transférée, à cause de son caractère rebelle, dans l’Abbaye – de Haute Sécurité – de Santa Catalina de Sena. En 1817, elle fait le serment de ne plus apporter son soutien aux insurgés et est libérée. Peu après l’Indépendance, l’empereur du Mexique Augustin de Iturbe lui propose de devenir dame de compagnie de son épouse. Elle refuse. Elle s’était battue pour une république, pas pour un empire. Jusqu’au bout de sa vie en 1829, elle côtoiera les milieux radicaux de l’époque. Elle n’accepta de son vivant aucune récompense pour son patriotisme. Enterrée à l’Abbaye Santa Catalina ses restes seront ensuite déplacés à Querétaro.
Lors de la colonisation, la Malinche avait trahi les siens, ouvrant l’histoire à un Mexique métis. Presque 3 siècles plus tard, une créole aidait à délivrer le pays du joug espagnol. Le 15 septembre 2008 au soir, aux vivas de la foule se sont mêlés des cris de terreur. Des cris qui ont déchiré le voile du rêve de l’Indépendance et dévoilé la réalité de l’emprise des cartels de la dépendance sur le pays. A Morelia, ville natale de la Corregidora et de l’actuel président mexicain, la guerre de la drogue (2) a explosé en public. Deux grenades jetées dans la foule pour un empire. Du sang et des cris.

(1) Vive Notre-Dame de Guadalupe! Vive Fernando VII ! A bas le mauvais gouvernement !

(2) La guerre de la drogue a fait plus de 3000 morts depuis le début de l’année. Les différents services de police sont corrompus. Le président Calderon joue pourtant la carte répressive et la France continue d’armer et de former certains policiers.

Article paru sur le site culturel strasbourgeois Plan9

À voir sur Dailymotion: Le Mexique déclare la guerre à la drogue

à lire sur le blog de stef : Com’ gouvernementale contre narcommunication

et sur Bakchich.info: Des privés américains forment l’armée mexicaine à torturer

29.10.08

Du givre sur les épaules
















Paru le 12 octobre et disponible sur commande dans toute bonne librairie -ou via le site de la Ramonda- :Du givre sur les épaules, de Lorenzo Mediano, traduit par Hélène.

Un roman d'aventures, d'amour et de haine dans les Pyrénées espagnoles à la veille de la guerre civile. Le premier chapitre est lisible ici!

Sélectionné pour le prix de Vivre Livre Val d'Isère, ce court roman reçoit des commentaires enthousiastes sur ce blog.

22.10.08

Les 10 mois de Quetzalli...

Quelques photos récentes...





















































13.10.08

Un tout petit aperçu de son 9e mois

Desproges ne vous a pas fait réagir... alors revoilà Quetzalli dans : 9 mois et demi !


9moisetdemi
Vidéo envoyée par stefripoche

30.9.08

Sachons cacher notre joie

Sachons cacher notre joie
Vidéo envoyée par pierredesproges


Pour retrouver Desproges, sur Dailymotion cliquez ici, ou sur son site.

17.9.08

Photos fraîches... et défraîchies


Un petit dessin pour ses grand-parents










































16 septembre (1810), jour de l'indépendance du Mexique

31.8.08

du mouvement

Après les photos, voici la petite Quetzalli en vidéo...
Des images qui bougent pour un bébé mobile!





Pour les non hispanophones, voici la traduction de la phrase de Machado:
"Marcheur, il n'y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant"

27.8.08

Quetzalli à 8 mois...




... un joli sourire et ses premières chaussures!





































CARTES MEXICAINES POLY, MARS 2007

Première carte : Les Chichimecas

En ce début de saison sèche, la chaude lumière du soleil s’infiltre partout dans les rues, rehausse les couleurs des façades et réchauffe l’atmosphère d’Aguascalientes. Le dimanche, les hommes portent souvent santiags, stetson et ceinturon.

En arrivant, à part l’image d’un désert peuplé de cactus, serpents et bandits aux cartouchières et moustaches bien fournies, j’ignorais tout du passé indigène de la région. Un passé effacé de l’Histoire et du quotidien.

Le nord du Mexique accueillait pourtant de multiples peuples : Pames, Guachichiles, Zacatecos et ici, à Aguascalientes, Caxcanes. Le nom générique de Chichimecas s’apparenterait aux « barbares » de nos contrées. Un terme péjoratif, emprunt de récits sanglants, qu’utilisaient les Espagnols et leurs alliés indigènes pour justifier les massacres. Pourtant l’image tutélaire qu’avaient ces peuples du guerrier, à la fois chasseur et gardien de son clan, était bien éloignée de l’organisation de puissantes armées.

À présent, de ces peuples nomades qui habitaient la région, il ne reste rien… à peine quelques pointes de leurs flèches meurtrières. Ils n’ont pas légué au présent les temples de leurs démons. Ils dormaient souvent où la nuit les cueillait, dans des cavernes ou de sommaires habitations. On en trouve parfois l’évocation au détour d’un poème de Juan Pablo de Ávila (1):


Je suis de terre j’ai le souffle de huizache (2)
Ma voix de vent déplace les dunes je suis de cœur jaune
mort et sécheresse.
Je suis nu et invisible je n’ai pas de maison je vis dans le vent
Je suis dans l’éternel mouvement des étoiles
Dans la plante magique saignant le papillon d’obsidienne


Leurs légendes leur ont survécu. Des récits qui prêtent vie au Cerro del Muerto, la colline aux lignes cadavériques qui dort au sud-ouest d’Aguascalientes. Refuges des gardiens indigènes de la ville, corps d’un prêtre Chichimeca… les rumeurs courent telles les sources d’eau chaude de la région.

Ces « chiens sans colliers » (l’une des interprétations du nom) ont résisté deux siècles durant à la colonisation. Cet esprit de révolte a depuis attiré l’attention de celles et ceux qui luttent pour rendre leur dignité aux peuples oubliés. L’idée « romantique » de tribus réfractaires au centralisme de la civilisation aztèque rejoint ici une théorie anthropologique. L’autonomie des campagnes serait l’une des causes du déclin des empires précolombiens, comme celui des Mayas. À l’arrivée des Espagnols le nomadisme des Chichimecas, qui avait décliné au contact des peuples mésoaméricains, retrouvait alors un nouvel essor. Mobiles et habiles guerriers, ils furent longs à accepter la fin de leur monde.

Ce passé indigène peut alors devenir une empreinte sur la terre rougeâtre de la colline du Mort, un pas hors des sentiers battus et asphaltés de la globalisation culturelle.

(1) Extrait du recueil historico-poétique Ojos de Agua, Editions Filo de Agua, 2004

(2) Arbre épineux de la famille du mimosa

6.8.08



Oups, j'ai perdu la tête de Quetzalli!













Ah non, la voilà...











Bon, ça se voit pas sur les photos mais deux petites dents font leur apparition. Depuis la petite demoiselle clot ses lèvres, comme surprise par ce qui se passe dans sa bouche.





































Pierre Perret chante Lily avec Les Ogres de Barback: allez voir ici.
C'est sur TV Bruits, profitez-en pour jeter un oeil sur cette télé alternative.

28.7.08

Quetzalli a 7 mois...

depuis quelques jours.



Elle mange maintenant : patates, carottes, épinards, blette, courgettes, brocolis, pommes, poires, pêches, céréales, poulet... et toujours du lait de maman!
Elle pèse: 6kg500 pour 62 cm.
Elle s'assoit de mieux en mieux, commence à ramper et se met à la lecture.